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La robustesse

Un lion dort jusqu'à 20 heures par jour. Pas très performant et pourtant, on l'appelle le roi de la savane.

Le vivant est robuste

Le vivant est robuste, il n’est pas performant. Cette conclusion est développée par le biologiste Olivier Hamant, directeur de recherche à INRAE de Lyon. Ses observations affirment que la survie des espèces, du microbe jusqu’au mammifère, n’est pas déterminée par la performance des organismes mais par leur capacité de s’adapter aux aléas et la création de marges de manœuvre mobilisées qu’en période de crise. Appliquée à la civilisation humaine en tant qu’organisme vivant, il conclut que le principe de la performance qui domine aujourd’hui les décisions vont inéluctablement mener à la destruction de nos sociétés. Le principe de la croissance infinie sur une planète fini ne peut fonctionner.

Par conséquent, il plaide pour une remise en question de nos valeurs et pratiques afin de construire une société capable de s’adapter à son environnement et d’assurer la survie de l’humanité sur la planète.

Le 23 lance le cercle de la Robustesse

Le 23 s’intéresse à cette approche. Depuis quelques mois, nous réunissons des personnes intéressées et nous réfléchissons sur la manière dont nous pourrions appliquer la lenteur, l’incohérence, la redondance et l’hétérogénéité sur notre territoire. Nous constatons en permanence la présence du principe de la performance dans nos pratiques et consommations au quotidien. En même temps, nous constatons les premières fluctuations sévères liées à ces principes de la performance : la crise financière de 2008, la pandémie de 2020, les canicules et les inondations récentes, la flambé du prix de l’énergie actuelle…

Nous y sommes. Que ce soit la mobilité, l’alimentation, les loisirs, l’habitat ou l’activité des entreprises, tous les domaines de notre vie subissent ces impacts. Nous avons envie d’agir, nous ne savons pas comment, alors on se lance et on expérimente.

  • En janvier 2026, nous avons lancé le « Cercle de la Robustesse ». Il se réunit 1 fois par mois. Nous avons étudié les impacts d’une canicule prolongée, l’une coupure d’électricité de plusieurs jours et d’une crise d’alimentation par suite d’une rupture d’approvisionnement des supermarchés. Nous avons commencé à imaginer quelques solutions. Prochainement, nous allons réfléchir sur des solutions à mettre en place.

  • Le 29/9/26 nous organisons une grande journée « Robust’ESS » pour multiplier les reconcentres et créer des nouveaux liens qui pourraient apporter des solutions.

Une fois par mois, le cercle de la robustesse du 23 se réunit pour évaluer les impacts des aléas et pour imaginer collectivement des solutions.

Une grande journée consacrée aux ateliers de la robustesse. En fin d'après-midi, nous organisons une conversation robuste avec Olivier Hamant en visio-conférence.

Le meilleur est à venir ?

Deux choses semblent certaines. D’une part, les solutions viendront des citoyens qui se mobilisent et qui modifient leurs pratiques. D’autre part, la coopération est l’unique voie vers le changement même si elle est difficile à mettre en œuvre dans une culture imprégnée d’individualisme.

Enfin, il ne s’agit pas seulement de s’adapter aux changements en cours. Dans notre monde limité que nous épuisons, nous n’échapperons pas à décider collectivement ce que mérite encore à être produit. Ce sera un effort majeur, mais au travers de ces interrogations, nous pourrons retrouver la capacité d’agir, le plaisir du « Faire ensemble », et la confiance qui manquent cruellement dans nos vies. Et le meilleur est peut-être à venir.

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